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22 mars 2012 4 22 /03 /mars /2012 14:21

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Épisode correct de The Good Wife, qui n'hésite pas à assombrir son univers et s'y emploie avec finesse et pertinence.

 

La partie judiciaire se laisse regarder, sans véritablement captiver : le rythme de l'épisode est par ailleurs moins enlevé que d'ordinaire, les plaidoyers moins énergiques. Cette tonalité semble voulue, confirmée par la résolution-surprise avec la victoire d'Alicia et Julius. Quoi qu'il en soit, l'affaire reste bien gérée, maniant comme il faut le rebondissement et l'habituelle introduction mystérieuse, ne précisant pas a priori la direction choisie. Nous bénéficions aussi du retour de Canning, qui permet lui d'approcher l'autre enjeu de l'épisode : le départ possible d'Alicia.

 

La réunion des différents facteurs (problème d'argent, mauvaise ambiance au cabinet) provoque un vrai suspense, quand jusque là les propositions de Canning servaient surtout à exploiter le potentiel de son duo avec Alicia. La série ne se contente pas non plus de traiter cet enjeu de front, puisque c'est l'occasion de généraliser le thème d'une dégradation de l'idéal du cabinet. Dès lors, l'importance accordée au personnage de Diane trouve toute sa pertinence, le personnage étant bien entendu le pilier moral de la série. C'est par ailleurs un choix qui peut paraître déroutant, compte tenu de l'absence de Will, mais qui est finalement payant, misant sur l'équilibre des deux partenaires plutôt que sur une quelconque rivalité. Les petites histoires sentimentales étaient en soi divertissantes, voire réjouissantes, tant on suit avec plaisir le personnage de Diane. Cette espèce d'intermède laisse aussi entrevoir l'explosion à venir, refusant de se confronter aux déchirements internes du cabinet.

 

Bref, un épisode bien écrit, à la fois sombre et divertissant, qui marque aussi l'évolution d'Alicia dans un univers qui lui-même se désagrège. Tout cela est encore parfaitement calibré de tous les points de vue, même si on peut reprocher maintenant le traitement du personnage de Cary, à qui on a donné une storyline trop discrètement évoquée ici.

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Published by Watcher - dans The Good Wife
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Brève Cinéma

 

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This Is Forty (40 ans : mode d'emploi), sous ses airs de comédie classique sur un thème vu et revu, s'avère aussi réjouissant que subtil et dense dans son propos. Il aborde ainsi, dans une narration qui évite la succession linéaire, la vie de couple, la vie de famille, la vie professionnelle, en un laps de temps qui semble aussi large que restreint tant il recoupe sans cesse les différents enjeux. Ainsi, en plus d'un art du dialogue souvent amusant et authentique, le film tient une profondeur étonnante, notamment par son mélange des registres très libre : le voilà très sérieux quand il traite d'un moment futile, et très léger quand il évoque un sujet grave. En conséquence, le ton doux-amer donne lieu à un sentiment d'alerte presque constant, culminant dans la fin du film, flirtant avec la possibilité de la mort. Dans cette finesse qui demande qu'on s'y attarde, on trouve quelques lourdeurs dispensables, le personnage de J. Segel par exemple, ou encore cette histoire de vol à la boutique qui sert de prétexte et s'enlise un peu au fur et à mesure. Mais quoi qu'il en soit, le dernier Apatow est passionnant, drôle, touchant et fin !

 

 

 

Récapitulatif des mini-critiques cinéma.

En live

Mes excuses pour le retard généralisé et la réduction du nombre de séries commentées : pendant les semaines à venir, les séries commentées régulièrement (par épisode) se feront plus rares encore, faute de temps irl. 

Les publications ne seront donc pas (comme elles ne le sont déjà plus, sauf pour The Good Wife) au rythme US, et seront plus aléatoires ou condensées (pas de critique pour chaque épisode, ou une critique pour plusieurs épisodes/une saison).

 

 


 


Vidéo de la semaine

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

J'attends avec impatience...

 

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- Luther, saison 3 

- Breaking Bad, deuxième partie de saison 5

- Sherlock, saison 3