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26 avril 2011 2 26 /04 /avril /2011 14:06

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J'aime Doctor Who. La première fois que j'ai vu la série, ce n'était pourtant pas le coup de foudre. Il devrait être 1h du matin, sur France 4, alors que je n'arrivais pas à dormir, et je suis tombée sur une histoire de mannequins en plastique tueurs. Naturellement, j'ai pensé : "mais qu'est-ce que c'est que ce truc ?".

 

Et j'ai zappé.

 

Et puis un jour, j'ai été regarder Doctor Who, sur les conseils d'une amie, et ma réaction fut la suivante : "les mannequins !". Aujourd'hui, j'ai les quatre premières saisons en DVD (3 et 4 en import), et même un sonic screwdriver qui trône fièrement dessus.

 

Alors j'attendais encore cette saison avec une émotion terrible, espérant beaucoup de Moffat qui a signé une saison 5 convenable, avec ses moments de grâce, mais quelques défauts aussi qu'il aura vite fait de corriger !

 

L'épisode commence avec son humour très efficace dont Moffat est encore le maître incontesté, humour qui en plus, se permet quelques références. Le Docteur dans le poste de télévision, écho à Blink ? Et puis, après cela, le rythme s'emballe. Direction les Etats-Unis pour un pique-nique entre amis. Le décor est splendide, le travail des couleurs esthétique et quelques plans sont vraiment magnifiques. Et là, sans prévenir, le Docteur se fait tuer.

 

Quel début en fanfare ! L'épisode entier pourrait autant être un finale tant les enjeux sont directement lourds et déterminants. Moffat semble revenir sur des manques de la saison précédente en introduisant par exemple une nouvelle dynamique des personnages. En effet, le Docteur de la saison 5 partageait rarement ses découvertes, et aujourd'hui, ce sont ses amis qui lui cachent quelque chose. Il s'en rend bien compte et une tension s'installe, lui-même se méfiant de ses camarades. Voilà qui met à mal nos habitudes tant le Docteur a toujours cru en ses compagnons, ce qui me fait dire qu'il est véritablement très sombre (et pourtant si enfantin aussi, au point d'être déçu que le vin n'ait pas le goût de chewing-gum), presque impressionnant quand il fait face à River. Je le trouvais d'ailleurs déjà sombre dans la saison 5 mais je crois que je suis bien la seule...

 

En plus de cela, un épisode de la saison précédente, The Lodger, se concluait sans explication : un vaisseau disparaissait, etc. Or, le vaisseau revient dans cet épisode ! Voilà comment recadrer quelques lacunes qui finalement, n'en étaient pas vraiment.

 

La force de l'épisode, c'est aussi ses trouvailles Moffatiennes. Les "silents" par exemple, sont des monstres effrayants et leur pouvoir d'amnésie est une idée fantastique tant elle  nourrit les angoisses les plus basiques. Et on creuse encore le personnage de River, plutôt proche d'Amy d'ailleurs, si bien qu'elle tient un discours extrêmement poignant quand on connaît la fin de son histoire. Son personnage a vraiment permis de donner une ampleur encore plus forte à la mythologie DW et sa présence est indispensable. Sa relation avec le Docteur, bien plus dans le flirt, met à mal le côté asexué qu'on lui connaissait plus dans la saison 5 et les échanges sont à chaque fois savoureux.

 

Là où je suis plus sceptique, c'est pour la lettre envoyée à soi-même. C'est juste un peu facile, même si les personnages justifient aussi les grosses ficelles tirées dans le finale de la saison 5 : Amy veut révéler au Docteur qu'il va mourir, River l'en empêche en disant que ça causerait la fin de l'univers, Amy rétorque qu'il l'a déjà fait et Rory que certes, mais ça a bien causé la fin de l'univers. Jolie façon de justifier les facilités.

 

Le cliff est terrible, angoissant voire tragique : qui est la jeune fille ? Un des personnage jeune ? (River ?) Et que lui arrivera-t-il ? Et comment la relation Docteur/Amy s'en sortira après ça ? On revient encore sur l'idée du finale de la saison 4 : le Docteur a une telle influence sur ses compagnons qu'ils feraient tout pour le sauver, ou prendre des décisions folles pour la Terre. Seule Rose était plus ou moins épargnée, ayant eu une relation beaucoup plus proche.

 

Bref, un premier épisode spectaculaire, bien rythmé, complexe, angoissant... Je pense qu'on peut s'attendre à une saison très feuilletonnante et ce n'est pas pour me déplaire.

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Published by Watcher - dans Doctor Who
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This Is Forty (40 ans : mode d'emploi), sous ses airs de comédie classique sur un thème vu et revu, s'avère aussi réjouissant que subtil et dense dans son propos. Il aborde ainsi, dans une narration qui évite la succession linéaire, la vie de couple, la vie de famille, la vie professionnelle, en un laps de temps qui semble aussi large que restreint tant il recoupe sans cesse les différents enjeux. Ainsi, en plus d'un art du dialogue souvent amusant et authentique, le film tient une profondeur étonnante, notamment par son mélange des registres très libre : le voilà très sérieux quand il traite d'un moment futile, et très léger quand il évoque un sujet grave. En conséquence, le ton doux-amer donne lieu à un sentiment d'alerte presque constant, culminant dans la fin du film, flirtant avec la possibilité de la mort. Dans cette finesse qui demande qu'on s'y attarde, on trouve quelques lourdeurs dispensables, le personnage de J. Segel par exemple, ou encore cette histoire de vol à la boutique qui sert de prétexte et s'enlise un peu au fur et à mesure. Mais quoi qu'il en soit, le dernier Apatow est passionnant, drôle, touchant et fin !

 

 

 

Récapitulatif des mini-critiques cinéma.

En live

Mes excuses pour le retard généralisé et la réduction du nombre de séries commentées : pendant les semaines à venir, les séries commentées régulièrement (par épisode) se feront plus rares encore, faute de temps irl. 

Les publications ne seront donc pas (comme elles ne le sont déjà plus, sauf pour The Good Wife) au rythme US, et seront plus aléatoires ou condensées (pas de critique pour chaque épisode, ou une critique pour plusieurs épisodes/une saison).

 

 


 


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